Choisir la bonne période pour partir en Islande dépend surtout de ce que vous voulez vivre sur place. Été lumineux pour parcourir la Route circulaire, automne propice aux aurores boréales ou hiver enveloppé de paysages enneigés, chaque saison offre une expérience différente. Je vous aide à faire un choix réaliste selon votre itinéraire, votre rythme et votre tolérance au froid ou aux conditions routières.
Le bon moment dépend d’abord de votre priorité
- Juin à août convient le mieux pour les longues journées, la randonnée et les routes des Hautes Terres.
- Fin août à mi-avril offre les meilleures possibilités d’observer les aurores boréales.
- Septembre et octobre forment un excellent compromis entre lumière, fréquentation et paysages.
- L’hiver demande davantage de souplesse à cause du vent, de la neige et des fermetures de routes.
- Pour un premier voyage confortable, je recommande généralement mai, septembre ou début octobre.
Quand aller en Islande selon votre projet
Il n’existe pas une date parfaite pour tout le monde. Pour moi, la vraie question consiste à choisir entre l’accès aux régions reculées, la lumière, les aurores boréales et la facilité des déplacements.
| Votre priorité | Période conseillée | Ce que vous pouvez espérer | Limite à prévoir |
|---|---|---|---|
| Découvrir l’île pour la première fois | Juin à septembre | Routes principales ouvertes, journées longues, nombreuses excursions | Prix et fréquentation plus élevés |
| Voir les aurores boréales | Fin août à mi-avril | Nuits suffisamment sombres et belles possibilités d’observation | Phénomène jamais garanti, météo changeante |
| Explorer les Hautes Terres | Fin juin à août | Accès progressif aux pistes F et aux paysages volcaniques isolés | Ouverture variable selon la neige et l’état des pistes |
| Voyager dans une ambiance plus calme | Avril-mai ou septembre-octobre | Moins de visiteurs et rythme souvent plus agréable | Certaines pistes ou excursions restent indisponibles |
| Profiter des paysages hivernaux | Novembre à mars | Neige, grottes de glace guidées, sources chaudes et aurores | Peu de lumière et conduite plus délicate |
Cette distinction évite une déception fréquente. On peut admirer les grands sites islandais toute l’année, mais on ne peut pas compter sur les mêmes routes, la même durée du jour ni la même liberté de déplacement en janvier et en juillet.

L’été islandais mise sur la lumière et la liberté
De juin à août, l’Islande devient la plus facile à parcourir. Les journées sont extrêmement longues, avec plus de 20 heures de clarté autour du solstice d’été, ce qui laisse le temps de visiter une cascade, un village côtier et une source chaude sans courir.
Je conseille cette période aux personnes qui souhaitent faire un premier circuit, emprunter la Route circulaire ou consacrer plusieurs jours au sud de l’île. Les sentiers sont généralement plus accessibles, les excursions en bateau se multiplient et les paysages prennent des couleurs très contrastées. Les amateurs d’oiseaux peuvent aussi profiter de la saison estivale pour observer les macareux dans les zones où ils nichent.
Le revers est bien réel. Juillet et août sont les mois les plus demandés, surtout autour de Reykjavík, de la côte sud et du Cercle d’or. Les hébergements se remplissent vite et les lieux célèbres perdent une partie de leur tranquillité. Je réserve donc les nuits, la voiture et les excursions plusieurs mois à l’avance si je voyage à cette période.
Les Hautes Terres ne sont pas accessibles dès le début de juin
Les pistes de montagne, souvent appelées routes F, ouvrent progressivement selon l’enneigement et le dégel. Les dates changent d’une année à l’autre et d’une piste à l’autre. Selon Vegagerðin, l’administration islandaise des routes, certaines voies peuvent ouvrir en juin tandis que d’autres attendent juillet.
Il faut un véhicule adapté, respecter les éventuelles traversées de gué et vérifier l’état de la piste le jour du départ. Conduire hors des routes balisées est interdit et abîme durablement les sols volcaniques. Pour un voyage tranquille, je préfère prévoir les Hautes Terres comme un bonus, jamais comme une étape impossible à déplacer.
Le printemps et l’automne offrent le meilleur équilibre
Avril et mai annoncent le retour de la lumière, sans l’agitation maximale de l’été. Les cascades sont souvent impressionnantes grâce à la fonte des neiges, les journées s’allongent rapidement et les déplacements sur les grands axes restent envisageables. En revanche, les Hautes Terres demeurent généralement fermées et la météo peut encore ressembler à celle de l’hiver.
À partir de la fin août, les nuits redeviennent assez sombres pour permettre l’observation des aurores. Septembre et début octobre sont, à mes yeux, particulièrement intéressants pour combiner visites de jour et sorties nocturnes. On profite encore d’une partie des infrastructures estivales, tout en retrouvant davantage de calme.
La saison des aurores s’étend approximativement de la fin août à la mi-avril, selon Visit Iceland. Il faut toutefois réunir trois conditions simples mais indépendantes les unes des autres, à savoir l’obscurité, un ciel suffisamment dégagé et une activité solaire favorable. Une semaine sur place augmente les occasions, mais ne transforme pas le phénomène en rendez-vous garanti.
Pourquoi septembre fonctionne si bien
En septembre, les journées restent assez longues pour visiter les sites majeurs, tandis que la nuit permet parfois de voir le ciel s’illuminer. Les routes principales sont encore praticables dans de bonnes conditions et les températures restent souvent plus faciles à supporter qu’en plein hiver.
Il faut néanmoins accepter une météo changeante. Une journée peut commencer sous le soleil, continuer avec de la pluie et se terminer dans le vent. Je prévois toujours au moins une demi-journée de marge dans un itinéraire de plusieurs jours, car cette souplesse évite de transformer un simple retard en course contre la montre.
L’hiver séduit par les aurores, mais impose un rythme différent
De novembre à mars, l’Islande offre ses ambiances les plus dramatiques. Les montagnes peuvent se couvrir de neige, les sources chaudes deviennent particulièrement agréables et les nuits longues créent de bonnes conditions pour les aurores boréales. Autour du solstice d’hiver, Reykjavík ne bénéficie que d’environ quatre heures de lumière exploitable, ce qui modifie complètement la manière de voyager.
Je recommande l’hiver aux visiteurs qui acceptent de ralentir. Il vaut mieux choisir deux ou trois bases confortables que vouloir changer d’hôtel chaque soir. Une excursion accompagnée vers une grotte de glace ou une sortie d’observation des aurores est souvent plus raisonnable qu’un long trajet improvisé dans l’obscurité.
La météo peut provoquer des retards, des annulations ou des fermetures temporaires. Même la Route circulaire n’est pas une garantie de circulation facile en cas de neige ou de vent fort. Pour les voyageurs seniors, je privilégie un programme souple avec peu d’heures de conduite quotidienne, des hébergements bien situés et une solution de repli pour chaque activité extérieure.
Lire aussi : Itinéraire de 15 jours en Guadeloupe - plages, îles et nature
Les aurores ne doivent pas être l’unique raison du départ
Une nuit nuageuse suffit à masquer le phénomène, même pendant une période théoriquement favorable. Je conseille donc de choisir l’hiver seulement si les paysages, les bains géothermiques, la culture locale et l’atmosphère nordique vous attirent aussi. Les aurores seront alors un merveilleux supplément, plutôt qu’une promesse qui pourrait décevoir.
Comment choisir des dates adaptées à votre rythme
Pour un séjour de cinq à sept jours, le sud de l’Islande et les environs de Reykjavík sont généralement plus réalistes qu’un tour complet de l’île. En été, les journées longues permettent d’enchaîner davantage de visites, tandis qu’en hiver il faut réduire les distances et conserver une marge importante.
Pour un circuit de huit à quatorze jours, la Route circulaire devient plus envisageable, surtout entre juin et septembre. Je déconseille de vouloir tout voir en une semaine, quelle que soit la saison. L’Islande se découvre mieux avec quelques étapes bien choisies qu’au volant pendant des heures pour cocher une liste de sites.
Avant chaque trajet, consultez les prévisions météorologiques, l’état des routes et les éventuelles alertes locales. Emportez des vêtements superposables, une veste réellement imperméable, des chaussures adhérentes, un bonnet et un maillot de bain pour les piscines géothermiques. Le vent est souvent plus gênant que le froid annoncé par le thermomètre.
Les voyageurs qui recherchent le confort peuvent aussi alterner sorties courtes et moments de repos. Une matinée dans un musée de Reykjavík, une pause dans un bassin chaud ou une nuit supplémentaire au même endroit rendent le séjour plus agréable, particulièrement lorsque la météo impose de modifier le programme.
Le calendrier qui correspond vraiment à votre voyage
Si vous souhaitez une réponse rapide, choisissez juin à août pour la lumière et les routes ouvertes, septembre pour un compromis très équilibré, et octobre à mars pour donner la priorité aux aurores boréales. Avril et mai conviennent bien aux personnes qui acceptent quelques fermetures saisonnières en échange d’une atmosphère plus calme.
Quelle que soit la date retenue, je garderais une règle simple en tête. En Islande, on ne planifie pas seulement des lieux, on planifie aussi de la souplesse. C’est cette marge qui permet de profiter pleinement du voyage lorsque le vent se lève, qu’une route ferme ou qu’un ciel dégagé offre finalement une aurore inattendue.